Ce conte hindou qui nous narre l’histoire de Latchou est aussi une autre façon de nous montrer la visite de Dieu, cette fois-ci à travers les pauvres et les plus humbles

DIEU PASSE

ET NOUS NE LE RECONNAISSONS PAS

 

Il y avait dans la province de Kachmir, un homme pieux et droit nommé Latchou, Il était membre de la caste sacerdotale de Brahma.

Dès son réveil, chaque jour, il prenait son bain selon le rite de sa religion, se parfumait la tête, prenait son panier d'offrandes et se rendait au temple pour le premier culte de la journée, car il y en avait trois.

Il priait sincèrement :" Seigneur, je viens te rendre visite chez toi. Tous les jours je suis 1à, matin et soir. Ne peux-tu venir chez moi ?"

Et ce matin là Dieu lui répondit : "Demain, je viendrai".

Comme il était content, Latchou se met à laver sa maison. Il eut bien pour toute la journée à préparer la venue de son Dieu.

La nuit enfin tomba. Et souriant de plaisir sur sa natte :"C'est demain que mon Seigneur vient chez moi "

Dés l'aube Latchou achève les préparatifs :une guirlande de fleurs devant l'entrée de la maison, une lampe à huile, des galettes et des plateaux de fruits. 

Et voilà qu'un petit garçon s'approche :

"Oh, grand-père, que de bonnes choses chez toi ! Il y a bien une galette pour moi ? "

"Tu en as de l'audace, moucheron !Tout cela est pour Dieu, pas pour un effronté comme toi"

 Le petit garçon fut pris de peur, il s'en alla.

Le matinée passa sans aucune visite. Latchou pensa : "Dieu a bien du travail. Il va venir cet après-midi "

 Midi venu, Latchou alla au temple. Puis il revint, s'assit sur un banc et s'endormit.

Un mendiant le réveilla

: "Vous n'auriez pas quelque chose à manger ? "D ’ habitude Latchou recevait bien les mendiants. Seulement aujourd'hui... Il lui dit :

"Toutes ces bonnes choses ne sont pas pour toi. Elles sont pour Dieu".

Le mendiant n'insista pas et s'en alla.

Le soir tombait maintenant. Et Dieu n'était pas venu.

"Pourtant Dieu tient toujours ses promesses !Oh ! il a encore jusqu'à minuit".

Un voyageur vint à ce moment

"Permet moi de me reposer sur le banc et d'y dormir cette nuit. "

"Jamais de la vie, j'attends Dieu ce soir. Ce banc est pour lui".

Le voyageur reprit la route traînant la jambe.

Latchou ne ferma pas l'oeil de la nuit. Son coeur était bien triste.

"Peut-être aurais-je fait de la peine à Dieu ? En tout cas, je ne m'en suis pas aperçu... "

Une voix alors lui répondit :

"Je suis venu chez toi, hier, trois fois, et chaque fois tu m'as chassé".

Conclusion :     Dieu vient continuellement vers nous, à travers nos frères proches ou lointains, mais nous ne le voyons pas.